Tuesday, 7 July 2009

Intervention rapide en R. D. C. : le peuple en a besoin



Mahendeleyo parle de la situation du Pays et son project

Après le départ de Mobutu en 1997, chassé du pouvoir par Mzée Kabila ; après trente deux ans de règne, la R. D. Congo est devenu un pays conflictuel. Depuis que Joseph Kabila fils a pris le pouvoir juste après la mort de son pere, nous assistons au démembrement de notre pays. Présentement, nous vivons les avancements du grand projet de société dénommé cinq chantiers du Président de la République.
Joseph Kabila ayant trouvé le pays en déjà détruis et par manque d’entretiens, il semble difficile de faire un bon décollage. Devrions nous condamner le pouvoir en place ou continuer à garder le langage tel que c’est la dictature de Mobutu qui a détruit le pays ? Loin delà, nous devons chercher des solutions adéquates pour relancer notre économie. Nous sommes sans ignorer que notre la République Démocratique du Congo regorge des ressources minières importantes, avec une faune de grande valeur, pour ne citer que ceux la. Il existe même des richesses non exploitées. Malgré tout cela, notre pays reste compter parmi les pays les plus pauvres du monde.
La République démocratique du Congo fait partie des pays les moins avancés. Sa structure économique est comparable à celle des autres pays de l'Afrique centrale, mais son économie est handicapée par une guerre civile larvée et un des niveaux de corruptions les plus élevés de la planète. La RDC, un des pays les plus vastes et les plus peuplés du continent africain, n'a pas le niveau de vie qui devrait correspondre à ses immenses ressources naturelles (minerais, bois précieux, produits agricoles, …).
Si notre pays possède aussi de l'or en quantité respectable, elle possède surtout les trois quarts des réserves mondiales de coltan, un composant essentiel pour les circuits des téléphones et des ordinateurs portables. Nous produisions 24000 barils de pétrole par jour dans les années 2003. D’où vient la question de savoir : s’agit il de la mauvaise volonté du gouvernement en place ou alors nous revenons toujours, comme par le passé, a l’époque de la dictature ou tout le monde clamait qu’il nous manquait de bons gérants. Ceci ne serait peut être pas l’avis de tout les Congolais. Malgré le travail fourni par les gouvernements, sous la gouvernance du Rais Joseph Kabila Kabange, le peuple Congolais a perdu son sourire de l’époque ou nos parents nous payaient du luxe avec le salaire de Chanimétal, Indutex, Utexleo et consort.
Qui pourra donner la réponse au peuple ? Une chose est vraie il y a du boulot qui se fait actuellement ; mais que demande le peuple ? Devrions nous être sacrifiés ? Combien de temps durera ce sacrifice ? Tout ce que j’admire, c’est la démocratie qui commence a s’installer depuis 2006 : une constitution avait été mise en place et pour la première fois nous avons connus des élections libres et démocratiques. Même si un certain nombre de personnes n’y croient pas trop, le fait est tel que tous les Congolais présents en République Démocratique du Congo ont voté. Apparemment, le problème du Congo réside sur les personnalités politiques mises en place par le peuple lui-même.
Selon Digital Congo, le président Joseph Kabila a fait l’unanimité dans l’opinion du Nord Kivu. Plusieurs raisons justifient le soutien populaire et spontané des populations de Goma au chef de l’Etat. La première raison est que le Raïs s’est distingué dans une diplomatie de proximité active, ayant débouché sur la signature des accords avec le Rwanda, au point de gagner le pan de la paix dans cette partie du territoire national, souvent encline à des conflits armés. Sur ce point, nous rendons grâce à Dieu, comme le dis bien si souvent la première dame, j’ai cité Mme Olive Lembe Di Sita Kabila.
La Diaspora de Manchester en Grande Bretagne s’était réunit sous la direction de Maman Alphonsine, Présidente et Mr. Raphaël Ngoma Tsasa, Vice Président et Coordinateur de l’organisation non gouvernementale Mahendeleyo; en leur siège de Manchester en vue de préparer un projet pour la République Démocratique du Congo visant le Nord Kivu et Kinshasa dans le but de participer a la reconstruction du pays. Le projet est fin prêt et le Comité Directeur se charge de visiter le site choisi à 30 Km de Kahuzi Biega au mois d’Août 2009 – Septembre 2009 et enfin trouver les fonds pour lancer le projet. Rien que des initiatives congolaises pour pouvoir répondre a certaines questions restées sans réponses dans la Ville de Kinshasa et la Région des Grands Lacs.
Il est grand temps de passer aux choses sérieuses : mettre les gens qu’il faut a la place qu’il faut car nous sommes tous sans ignorer que les gouvernements se succèdent mais c’est plutôt un monde des profiteurs. Raison de plus pour que le Rais pense a remagner, même si cela n’est encore que suspiscion. De toutes les façons, cela prouve que rien ne va encore. Nous ne pouvons pas non plus lancer que des fleurs, après avoir suivi la R.T.N.C (Télévision Nationale Congolaise) depuis Manchester – UK, un député du Parlement Congolais dénoncants les bévues de nos dirigeants. La pratique des intouchables existent encore et revient en force. Une des raisons de la faille dans nos gouvernements. Bravo à Monsieur F.K. Pauvres malheureux nous qui sommes cloîtrés a l’étranger car nous n’aurons pas notre part de gâteau. Raison de plus pour créer de nouveaux projets avec des nouvelles idées.

Rangot Tsasa

Thursday, 2 July 2009

Wednesday, 24 June 2009

Joseph Kabila ses origines...

http://lavoixducongo.afrikblog.com/archives/2009/02/23/12674041.html#comments

Les photos qui parlent d'elles meme.


La vitoire de: Olive Lembe Kabila Kabange

















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Joseph Kabila ses origines...

Douze compagnons et amis de Mzee Laurent Désiré Kabila témoignent : « Joseph Kabila est le fils aîné de Laurent Désiré Kabila. »Et apprenez comment Mzee lui-même a parlé de son fils Joseph !

LAVOIXDUCONGO
Forum de partage des idées entre les Congolais(es)...Masolo entre bana mboka...Mazungumuzo ya wa Congolais(es)..... Nouvelles concernant la RDC

http://lavoixducongo.afrikblog.com/archives/2009/02/23/12674041.html#comments

Exode 13, 21 -22. Exode 14, 10 - 25.

Exode 13, 21 -22. Exode 14, 10 - 25.

...Nous lisons ici, de nouveau, que Moise regarda l'opprobre de Christ comme une richesse plus grande que les tresors de l'Egypte.

Il y a de l'opprobre a servir Christ. Si vous etes tres populaire pour le monde, alors vous ne pouvez pas servir...vous ne servez pas Christ. Non. Vous ne le pouvez pas, parce qu'il y a de l'opprobre qui va avec cela. Le monde a toujours jete l'opprobre....

Et Moise, qui allait devenir le nouveau pharaon, ayant la faveur des gens, et, cependant, il regarda ou estima l'opprobre de Christ comme une richesse plus grande que tout ce que l'Egypte pouvait bien lui donner. L'Egypte etait entre ses mains. Pourtant, il savait qu'il y avait de l'opprobre a prendre la voie de Christ. Mais il etait si heureux de savoir qu'il y avait quelque chose en lui, qui le faisait regarder l'opprobre de Christ comme quelque chose de plus grand que tout le prestige qu'il avait herite. Il avait un heritage au-dedans delui, qui etait infiniment plus grand que ce que l'heritage exterieur lui avait donne.

Oh! Si nous pouvions etre comme cela, aujourd'hui, et laisser le saint-Esprit oindre ce que nous avons en nous, cette foi, afin de produire une vie pieuse et consacree a Christ... Avec une foi telle que celle qu'il avait, Moise regarda et considera cet opprobre comme un honneur...

Les chretiens, aujoud'hui, devraient dire la meme chose: "Je suis content(e) de me considerer comme un(e) chretien(ne), et de m'abstenir des choses du monde et de l'ordre du monde" - pas simplement comme un membre d'eglises - mais comme un(e) chretien(ne) ne(e) de nouveau qui vit en accord avec l'ecriture. Meme si l'on m'appelle "un fanatique", je regarde neanmoins cela comme une chose plus grande que si j'etais la personne la plus populaire de la ville ou de la nation. Je prefere etre cela que d'etre president(e) des Etats-Unis ou roi (ou reine) sur la terre....

Message preche par le Frere William M Branham, 14/07/1963, Jeffersonville, Indiana, U.S.A.) A SUIVRE...

Monday, 8 June 2009

Désavoué par J. Kabila, A. Muzito doit démissionner

Combat de boxe : Joseph Kabila Kabange – Adolphe Muzito

Après avoir soufflé sur ses 38 bougies, Joseph Kabila comme un charme à l’heure du choix décisif de nouveaux collaborateurs.


Par rapport au sujet nous constatons tous que le Chef de l’Etat a perdu confiance envers ses collaborateurs. Dans la foulée, nous citerons Vital Kamerhe, Adolphe Muzito. Allez y comprendre. A qui le prochain tour. Je pense qu’une crise politique serait en vue. Le président de la République vient de taper du poing sur la table. Il conditionne tout ordonnancement des dépenses publiques à son autorisation préalable. Il dénonce les dérapages substantiels et répétés des Finances publiques et de la monnaie nationale. Il vient de dépouiller le Premier ministre, chef du Gouvernement, de ses prérogatives essentielles. Un véritable désavoeu. IL doit démissionner.
Le député de l’opposition, Jean Lucien Bussa, a annoncé jeudi son intention de demander au chef du gouvernement des explications sur la situation économique et sociale du pays, qu’il juge déplorable, rapporte radiokapi.net. Ce qui revient a dire que J. Kabila fait route avec quelques personnes et non avec tout le monde. Un combat de boxe dans la démocratie qui vient d’être engagé entre le Président de la république et son Premier ministre. On verra qui gagnera et encore du coté de l’opposition la meilleure solution serait que A. Muzito démissionne. Mais a qui profiterait la crise ?
Les quinze collaborateurs compétents que recherche le président de la République sont-ils dans sa cour ? Le Président recherche du Personnel politique a lui pour relever le défis de la reconstruction. L’oiseau rare se trouve parmi nous qui ne sommes pas connus de son milieu.Les patates sont presque cuites et le nouveau gouvernement arrive a tâtons.
Et le 1er ministre, en toute responsabilité, devrait prendre les mesures qu’impose une telle rupture de confiance et une telle mauvaise gestion des finances publiques et démissionner. » 400 conseillers a la primature? C’est quand même pas la Jungle. Et pourquoi lui a-t-on laissé tout ce temps ? Et si Muzito partait : va-t-on encore trouver le remplaçant dans la majorité Présidentielle ou alors le Chef de l’Etat décidera pour sa part de nommer son oiseau rare qui serait peut être que son homme de confiance que nous connaissons ? Crise politique…. Alors la totale. Et quel sera le rôle de l’UDPS qui fait son retour dans la course au pouvoir ? On verra qui gagnera oui on verra qui gagnera. Match eza mabeeeeeeee.
Rangot Tsasa

Saturday, 6 June 2009

Si nous faisions comme les Belges...

Vie politique : qui fait quoi ?

Chaque commune comporte une assemblée d'élus, le Conseil communal, et un exécutif, le Collège des Bourgmestre et Echevins.

Le Conseil communal dispose d’une compétence normative générale et prend toutes les décisions qui relèvent de l’intérêt communal.

Le Collège des Bourgmestre et Echevins assure quant à lui l’exécution des décisions du Conseil et veille à la gestion quotidienne de la commune.

Le Conseil communal

Le Conseil communal est composé d'élus directs en nombre variable en fonction du nombre d'habitants de la commune. Pour la Ville de Bruxelles, le nombre de conseillers est fixé à 49.

En vertu de la Constitution, le Conseil dispose d'une compétence générale sur tout ce qui est d'intérêt communal. A cet égard, il dispose notamment du pouvoir d'adopter des "règlements communaux" et des "ordonnances de police communale", d’organiser les services communaux, de gérer les finances de la commune.

Il se réunit sur convocation du Collège des Bourgmestre et Echevins.

Le Collège des Bourgmestre et Echevins

La Commune est gouvernée par le Collège communal. Le nombre d’Echevins est variable en fonction du nombre d'habitants de la commune. Pour la Ville de Bruxelles, le nombre d’Echevins est fixé à 9.

En tant qu'organe exécutif de la commune, le Collège est chargé de veiller à la publication et à l'exécution des décisions du Conseil. Il doit aussi veiller à l'administration quotidienne de la commune et à la représenter en justice.

Il exerce, en outre, certaines missions de contrôle à l'égard des monts de piété, des établissements dangereux, incommodes et insalubres, ou des missions spécifiques dans le cadre de la police des spectacles, de l'urbanisme ou de l'aménagement du territoire.

lu pour vous

Thursday, 4 June 2009

Contrats chinois, L’ambassadeur de Chine en Rdc : " nous n’arrêterons pas "


*Selon l’ambassadeur, " il est contradictoire de voir les institutions internationales et les pays occidentaux s’intéresser aux réserves financières de la Chine, et tenter en même temps de nous bloquer en Afrique et plus particulièrement au Congo… "

Nous sommes témoins d’un grand événement politique, la phase chaude de la guerre froide entre le monde chinois et le monde occidental. Pourquoi cette guerre a-t-elle la Rdc comme théâtre ? On s’y attendait. La guerre froide en cours étant essentiellement économique, la Rdc ne pouvait qu’être le théâtre de prédilection à cause de ses énormes ressources naturelles du sol comme du sous-sol.

A propos de ces richesses de la Rdc, des confrères belges qui avaient dernièrement couvert l’inauguration de la pose du câble optique à Nsanga par le chef de l’Etat, rappellent une anecdote : " Dieu a oublié ses valises au Congo… ". On estime que Dieu ne pouvait donner à ce pays autant de richesses si ce n’est pas par oubli. Et les confrères qui citent un ingénieur chinois au nom de Hunter Xie, écrivent : " Ce pays a tout, l’eau, la terre, la forêt. Ne parlons même pas des mines. Ce qui manque aux Congolais, c’est peut-être l’idéologie, la volonté de travailler ensemble… ".

Les Chinois, comme beaucoup d’autres peuples du monde, ont découvert ces richesses de la Rdc. Ils sont sidérés à l’idée que ce pays ainsi potentiellement riche, était réduit à vivre des aumônes. Une autre Chinoise disait des Congolais qu’ils ressemblaient à quelqu’un qui a un bol en or massif et s’en sert pour demander des aumônes.

Une nouvelle forme de coopération

A travers les contrats chinois, la Rdc et la Chine se sont engagés à renverser la tendance. Le Chef de l’Etat, Joseph Kabila avait clairement dit au peuple congolais que cette fois, on devra faire profiter les richesses du pays au peuple. Et ce peuple à travers des infrastructures, verra à quoi avaient servi ses richesses.

Il y a des mois que l’on parle des contrats chinois que le Fmi et particulièrement le Club de Paris estiment contradictoires. D’un côté, le gouvernement congolais veut obtenir un allégement substantiel du paiement des intérêts de sa dette tout en poursuivant sa coopération avec la Chine en vue de construire des infrastructures. En effet, la Rdc s’est engagée à remplir les conditions en vue de cet allègement au mois de juin prochain. Et ses créanciers pourraient alors effacer sa dette à la hauteur de 6,3 milliards Usd. La dette, elle, est de 12 milliards Usd. D’autres sources parlent d’un allègement à la hauteur de 90%. La Rdc serait alors soulagée d’un fardeau qui lui coûte mensuellement 50 millions de dollars Us.

Il est difficile que la Rdc atteigne ce point d’achèvement dès le moment où pour le Fmi et la Banque mondiale, deux points continuent à poser problème, à savoir, les dérapages en matière de dépenses militaires et les contrats chinois. Il s’agit de deux points vitaux pour Joseph Kabila et la Rdc toute entière. La Rdc a un problème de sécurité à l’Est. Pour y faire face, elle doit réformer et équiper son armée. D’autre part, le pays a un besoin urgent d’infrastructures. Ce que lui demandent ses créanciers à travers le Fmi, est une chose impossible.

Question de vie ou de mort

Pour Pierre Lumbi, ministre des Travaux publics et Infrastructures, parlant des contrats chinois, estime qu’ : " Il s’agit d’accords de troc : en échange de grands travaux, que seules les entreprises chinoises ont la capacité de réaliser dans les délais requis et à prix compétitif, le Congo s’est engagé à permettre l’exploitation de ressources minières, à raison de 9 millions de tonnes de cuivre et de 200.000 tonnes de cobalt. Si les réserves actuellement connues ne nous permettaient pas de tenir nos engagements, d’autres prospections seraient entreprises. Nous trouverions d’autres moyens de financement, de nouvelles mines ou des terres agricoles par exemple. Alors qu’en ces temps de crise, les Etats occidentaux s’engagent massivement aux côtés de leurs banques, pourquoi l’Etat congolais ne pourrait-il encourager le développement du pays " ?

Pour le ministre Lumbi, l’exemple chinois n’est pas une grande première. Il prend pour ce faire l’exemple de la Belgique qui, selon lui, " En 80 ans, a réussi à financer le formidable développement du Congo, de ses villes, de ses voies de communication, uniquement grâce aux ressources naturelles du pays. Pourquoi les Chinois ne pourraient-ils faire de même " ? Pour lui, le Fmi est allé très loin jusqu’à intimider les Chinois. " Cependant, les intimidations n’ont pas manqué : outre les pressions exercées sur le plan intérieur, les représentants du FMI sont allés jusqu’en Chine pour tenter de bloquer les crédits, ou d’imposer une "coopération triangulaire" dans laquelle ils seraient partie prenante. "

La Chine tient bon

A cette allure, il y a risque que les Chinois cèdent. L’Ambassadeur de Chine à Kinshasa parle de la mauvaise foi du Fmi. Il est d’avis que " Lors de la négociation des contrats, nous étions parfaitement conscients du fait qu’il fallait absolument éviter que le Congo contracte de nouvelles dettes. En réalité, c’est la Chine qui a pris tous les risques : si les mines actuelles ne suffisent pas, nous investirons dans de nouvelles prospections et c’est la Chine qui les financera ".

A son avis, " il est contradictoire de voir les institutions internationales et les pays occidentaux s’intéresser aux réserves financières de la Chine, et tenter en même temps de nous bloquer en Afrique et plus particulièrement au Congo… ". Il conclut avec fermeté : " Ces contrats sont irréversibles, nous n’allons pas reculer, et les Congolais non plus… ". Les Belges et les Américains ne l’entendent pas de cette oreille. Pour eux, les contrats chinois doivent être révisés. Les Français, eux, se montrent souples.

Même le câble optique pose problème

La Chine n’engage pas seulement sa coopération avec la Rdc dans le domaine minier. On n’a pas suffisamment expliqué au peuple l’importance du geste que Joseph Kabila est allé poser à Nsanga dans la province du Bas-Congo. Pour certains, il ne s’agirait que d’un simple câble comme il y en a autant pour transporter le son et les images. On a oublié qu’il s’agit d’une grande révolution dans ce domaine où tout est communication. Le Chef de l’Etat qui comprend la portée du geste posé à Nsanga avait tenu à le poser lui-même. Dans une large opinion nationale, on a oublié que c’est avec la Chine que ce geste est posé. Beaucoup de Congolais ne savent pas également que certains milieux occidentaux n’apprécient pas le geste des Chinois. Ils combattent la pose de ce câble autant que les contrats chinois pour la construction des infrastructures en Rdc.

L’ingénieur chinois qui conduit les travaux de la pose de ce câble ne touche que 1500 Usd par mois. Ce qui est modeste à comparer avec les experts traditionnels. L’inauguration à NSanga du premier tronçon du câble à fibre optique qui reliera Moanda sur l’Atlantique à Kinshasa en passant par Matadi sur une distance de 650 kilomètres, va permettre le transport des images et des informations à la vitesse de la lumière. Les ingénieurs chinois y travaillent sous un soleil de plomb. Pour Hunter, c’est un exemple qu’il donne au peuple congolais. Un exemple dans le travail. Il faut travailler mieux et vite. Cet exemple, les Congolais en ont besoin. C’est parmi les choses qui font peur. Car, si la Chine s’est construite en une vitesse lumière, pourquoi la Rdc avec son sol et son sous-sol mieux pourvus que celui de la Chine, ne peut-elle pas faire aussi ce pas de géant ?

Kabila décidé à suivre l’exemple chinois

La volonté politique, on l’a à travers la promesse de Joseph Kabila de faire de la Rdc, la Chine d’Afrique. L’ingénieur chinois, Hunter y croit lui aussi, car, estime-t-il, optimiste, que le progrès viendra au Congo étape après étape. Il y a cependant à regretter un certain mimétisme, mieux un certain cynisme de certains services publics congolais dont les douanes qui ne sont pas de nature à aider les Chinois à travailler rapidement. En ce qui concerne la pose du câble inaugurée par le Chef de l’Etat, l’ingénieur chinois regrette que les travaux aient pris cinq mois de retard. Et pour cause ?

" Nous nous sommes heurtés à des roches, nous avons dû utiliser de la dynamite, inventer des solutions face à des problèmes inédits. Mais le plus difficile, c’était de convaincre l’Office des Douanes de libérer nos marchandises, d’obtenir de l’Office national des transports qu’elle les stoque, de surmonter tous les obstacles bureaucratiques… ". Malgré tout, la tranchée partie de Moanda est au niveau de Matadi et avance au rythme de dix mètres par jour. " Le travail est dur, mais nous sommes payés à raison d’un dollar le mètre, et ces Chinois n’oublient jamais de nous donner à manger " ont raconté les travailleurs aux confrères belges du journal Le Soir. " D’ici cinq mois, nous devons être arrivés à Kinshasa, dit Hunter. Ici, à force de houspiller tout le monde, j’ai attrapé des cheveux gris ". Les deux jeunes ingénieurs ajoutent en riant : " Et nous, à force de rester ainsi au soleil, nous allons finir par être aussi bronzés que les Congolais " !

Pour l’ingénieur chinois, " Ce qui compte avant tout, c’est que j’ai un contrat à remplir, je dois respecter les échéances fixées. Je fais ce travail pour moi : en Chine, j’ai un fils unique et je veux lui payer de bonnes études. Je le fais aussi pour le Congo : ce câble, potentiellement, représente un grand progrès en matière de communications. Il apportera beaucoup d’argent à l’Etat congolais et plus précisément à l’OCPT, l’Office congolais des postes et télécoms, dont les recettes, à l’avenir, pourraient s’élever à 1milliard de dollars par an".


Avantages du câble optique

Ce projet est une initiative du gouvernement congolais qui, selon " L’Etat congolais a investi 85 millions de dollars dans ce projet réalisé par une société chinoise, une somme provenant d’un prêt chinois, consenti par Pékin au titre de l’aide au développement. Au Congo, en quelques années, les sociétés de téléphonie privées se sont partagés le marché, bénéficiant de dérogations alors que la loi prévoit le monopole de l’Etat. La seule Vodacom vient de récompenser son quatre millionième abonné… Désormais, c’est l’Etat congolais qui sera propriétaire du câble et il fera payer les droits d’interconnexion aux opérateurs privés : sur les autoroutes de l’information, ces derniers devront s’acquitter d’un droit de péage, qui représentera un gain important pour les finances de l’Etat. "

En plus de ces avantages pécuniaires, ce câble permettra de " réaliser un véritable saut technologique. La fibre optique ne servira pas seulement à la téléphonie, à la télévision. Elle permettra des vidéoconférences, le recours à l’imagerie médicale, elle sera surtout un outil essentiel en matière d’éducation, permettant l’enseignement à distance, voire le télétravail. Grâce à elle nos étudiants auront accès aux bibliothèques en ligne, pourront suivre des cours dispensés dans des universités étrangères. Nous pourrons surmonter le retard pris en matière d’éducation en sautant les étapes… ".

Le non de la Banque mondiale

Il nous revient, selon Le Soir, que " la Banque mondiale, porte-parole des bailleurs de fonds occidentaux, s’y oppose. Elle juge que l’OCPT, une structure aussi vieillie que toutes les administrations publiques du pays, n’a ni la capacité ni les moyens de gérer l’accès au câble ". La Chine ne l’attend pas de cette oreille. Car, expliquent les ingénieurs chinois, vingt Congolais étant actuellement formés en Chine. C’est pourquoi, la deuxième phase du projet devrait voir diminuer le personnel chinois. Il nous revient même certaines entreprises congolaises de télécommunication seraient contre ce projet qui permettra à la Rdc de contrôler le secteur des télécommunications.

JDG